
Voilà le dernier balisage que nous avons vu hier matin avant de prendre le bus de Santander jusqu’à Irun pour rentrer dans les Deux-Sèvres.
Nous avons ensuite pris un train jusqu’à Hendaye, une grande ligne jusqu’à Bordeaux, puis Poitiers et enfin Niort.
La météo a eu raison de nous ! Pas moyen d’apprécier les paysages quand on marche la tête baissée sous la capuche avec une cape qui prend l’eau ! Pas moyen de prendre les petits chemins de montagne ou côtiers quand les espagnols nous avertissent du danger encouru ! Et comment avancer contre un vent de 90 km/h sans zigzaguer comme une personne ivre ? Et comment se sècher et se réchauffer quand il n’y a pas de chauffage dans les albergues ? Heureusement que la forme physique n’a pas fait défaut !
Aussi après avoir marché pendant près de 300 kms tous les jours sous la pluie et dans des conditions difficiles, nous avons préféré revenir de Santander pour mieux y retourner ultérieurement. Santander est une très jolie ville facile à rejoindre par les moyens de transport tels que le bus et le train.
L’aventure a quand même été bien présente pendant ces 15 jours de marche et le Camino del Norte est magnifique. Les paysages y sont superbes et les espagnols très gentils. A partir de Bilbao, c’est un peu moins touristique et on rencontre plus de pèlerins.
De toute manière, c’est un chemin à faire à pied, à vélo et par tout autre façon de se déplacer. J’espère y retourner bien vite car il me reste un sentiment d’inachevé et de frustration bien réelle. Une sorte d’échec …